Grand Sud aux Maldives

Dimanche 18 Avril 2004, 11H00, heure locale, l’avion en provenance de Dubaï touche enfin la terre ferme. Malé, capitale des Maldives, est une ville à dimension microscopique : une                                                                  singularité solide dans cette immensité liquide qu’est l’Océan Indien. Vu de la cabine, l’atterrissage ressemble plus à un amerrissage : la piste surgit de nulle part juste avant que les roues ne touchent le sol.

Après les habituelles formalités, nous laissons le flux quotidien et régulier de plongeurs partir de l’aéroport pour commencer un séjour tant attendu. J’apprécie alors l’exclusivité de notre périple. Ce dernier débutera de l’extrême Sud des Maldives, là où aucun bateau de croisière ne part excepté le « Soleil »…

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Le cap est donné sur la latitude Sud 0°42’. Le nez collé à la vitre, j’admire, dans ce petit avion à hélices, le sens artistique de dame Nature. Des tâches turquoises, sur une toile de fond baignée par l’océan, composent ce tableau merveilleux. Addu atoll, le plus austral des Maldives, est alors en vue. C’est ici le point de départ d’une croisière de deux semaines à destination de Malé.

Lundi 19 Avril : Le temps déraille. L’horloge semble s’être arrêtée. Le « Soleil » y est sûrement pour quelque chose : un bateau d’une autre dimension pour un confort hors du commun. Imaginez une très demeure avec jacuzzi posée sur l’eau. Vous y êtes ! La première plongée sur Addu atoll à Maa Corner donne, tout de suite, le rythme de la croisière. Dés la mise à l’eau, un requin pointes blanches (Carcharhinus albimarginatus) vient nous rendre visite. Deux requins gris tournent autour de nous pendant quelques minutes. Nous sommes neuf plongeurs dans l’eau et sûrement les seuls à plus de 80 km à la ronde. La solitude et l’isolement ont parfois du bon ! L’après-midi, deux autres plongées dévoilent la particularité de cet atoll : une richesse corallienne exceptionnelle pour les Maldives. Le site de Maa Kandu force l’admiration par ses constructions calcaires. El Nino semble ne pas avoir voulu descendre si bas dans sa course destructrice. Les tables d’acropora s’étalent sur des centaines de mètres carrés. Ce paradis des couleurs pour l’œil se transforme, d’un point de vue biologique, en un champ de bataille où la lutte de l’espace est chère. Les colonies ne font pas bon ménage entre elles. La proximité du corail laitue avec des colonies d’acropora laisse présager des hostilités.

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Mardi 20 Avril : Nous sommes bloqués sur Gan (chef lieu d’Addu Atoll) et la traversée jusqu’à Huvadhoo atoll est impossible à cause d’un vent trop violent. Les plongées étant exceptionnelles par la diversité et la santé du récif, rester un jour de plus n’est vraiment pas un supplice ! C’est l’occasion de découvrir le British Loyalty, pétrolier coulé en 1946. Le suintement régulier de pétrole brut ne s’est d’ailleurs jamais arrêté depuis. Bien qu’infime, cette fuite de plus de 50 ans laisse apparaître de légères irisations en surface. Au fond, la visite est exceptionnelle. Le corail a, en effet, colonisé toute la structure et cette carcasse métallique constitue aujourd’hui un véritable dispositif de concentrations de poissons.

Mercredi 21 Avril : traversée de l’équateur.

A 6H18, le « Soleil » largue les amarres pour 7 heures de navigation. A 11H05, nous dépassons l’équateur. Je vis ma première traversée en bateau de cette ligne imaginaire. Le soleil passe alors dans une autre partie de la planète.

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Mauroof Thila est la première plongée sur l’atoll d’Huvadhoo. Les coraux sont intacts mais beaucoup moins denses qu’à Addu atoll. Sur un fond de sable, j’assiste à une scène de ménage sous-marine. Un petit gobie (gobie commensale) monte la garde alors que son amie la crevette (de type Alpheus) s’occupe frénétiquement de la demeure. Le gobie, aux yeux exorbités, surveille les alentours alors que sa compagne ne cesse inlassablement de s’affairer. En fin de journée, lorsque le dernier rayon de soleil disparaît à l’horizon, une lampe s’allume au loin en se balançant périodiquement au gré des vagues. Le point lumineux se rapproche et laisse deviner une embarcation très sommaire où trois maldiviens commencent à pêcher. Tout autour de l’embarcation, des dauphins s’amusent à attraper les poissons volants (exocets). Une mère éduque son petit à cette technique de chasse. Je décide alors de me mettre à l’eau. L’apprenti chasseur et sa mère s’approchent de moi dans la nuit. Le reflet de la lune les éclaire et me laisse entrevoir leurs évolutions aquatiques. Le ballet se termine alors par un chant polyphonique de cliquetis lancés dans l’obscurité afin d’obtenir une localisation précise des poissons à chasser.

Pendant plus de deux jours, nous allons effectuer 7 plongées autour de cet atoll de plus de 50 kilomètres de long. Sur le site de Thinadoo, le haut du récif habrite une oasis de vie avec une densité de poissons spectaculaire. Dans 5 mètres d’eau, nous prolongeons le palier pendant 50 minutes ! A Maareha thila, un platax essaie de s’approprier les bulles d’Aline, mon binôme. Obnubilé par ces étranges formes bruyantes trouvant leur salut vers la surface, ce drôle de poisson passe 10 minutes à inspecter très précisément l’origine d’un tel vacarme : le détendeur et la bouche d’Aline. Enfin, sur Maareha, j’ai le privilège de rencontrer mon premier banc de 8 napoléons !

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Samedi 24 Avril : après une autre grande traversée de 1,5° de latitude, les plongées sur Hadhdhunmathee atoll commencent à nous réserver des rencontres de plus en plus grosses. Sur Munnafushi corner, nous croisons une énorme loche avec ses dizaines de poissons pilotes. Mais ce n’est que le début de fabuleuses rencontres se succédant tout au long de la journée. La plus marquante fut sûrement celle faite lors de la traversée pour rejoindre l’atoll de Mulaku. En plein au milieu de l’océan, nous ne sommes pourtant pas seuls. A quelques mètres du bateau, 3 globicéphales viennent de faire surface. Le capitaine essaie alors de les suivre. Au moment du changement de cap, la surface, précédemment calme, se met alors à s’agiter. L’absence de vent et la rapidité du phénomène excluent immédiatement l’hypothèse de conditions météo brusquement changeantes. Le regard insistant, je distingue alors que chaque remou s’associe à un reflet grisâtre. Je regarde sous la proue du bateau et réalise que les responsables de cette agitation sont des dauphins (Tursiop trucantus). Ils sont là, par centaines, et ne vont pas tarder à croiser la route des globicéphales. La tension est perceptible dans les deux groupes. Qui arrivera à chasser l’autre ? Comme une explosion, le banc compact de dauphins s’éparpille pour laisser passer ces mammifères imposants. Le spectacle terminé, je remercie ma bonne étoile d’avoir été là au bon endroit et au bon moment. Mais ce n’est pas fini !

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Nous quittons l’atoll de Mulaku pour rejoindre en deux jours l’atoll de Felidhe. Sur Rackeedoo et Fotteyo, le paradis semble devenir réalité. Des grottes sous-marines sont ornées de leurs plus beaux alcyonaires multicolores. La vie peuplant cet atoll semble sortir tout droit d’un conte fantastique. Le poisson feuille (Taenianotus triacanthus) reste dans ce monde le roi de l’illusion. Se laissant balancer nonchalamment au gré des courants, ce dernier use de son camouflage pour chasser ses proies mais aussi pour passer inaperçu face à d’éventuels prédateurs. Autre curiosité de la nature, la squille multicolore ressemble à une grosse crevette aux yeux proéminents aux reflets irisés. Elle vit dans des trous du récif ou dans des tunnels qu’elle aménage dans le sable et qu’elle consolide avec des bouts de corail. Ses pattes, en forme de matraque, sont redoutables pour ses proies dont la carapace ou la coquille peuvent être brisées en un seul coup. Plus imaginatif encore, sa cousine, la squille mante, empale ses victimes sur des pattes munies de fortes dents en un temps record de 3 millisecondes !

Mercredi 28 Avril : la croisière arrive bientôt à sa fin mais les découvertes ne sont pas terminées. Sur Ari atoll, Mayya Thila constitue un moment exceptionnel pour une plongée de nuit autour d’un récif affleurant la surface . Des milliers de poissons tournent frénétiquement en essayant d’éviter l’assaut des requins. Nous nous retrouvons au milieu d’une chasse nocturne venant à peine de commencer. Les requins profitent des poissons éblouis par nos lampes pour tenter leur chance. Ces prédateurs sont omniprésents et viennent impunément nous frôler en passant, parfois même, entre nos jambes. Plus loin, une tortue essaie de dormir cachée dans un trou. Au dessus d’elle, un poisson crapaud agite son appendice placé au-dessus de sa tête afin de gober, grâce à sa bouche prohensile, une proie un peu trop curieuse.

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Jeudi 29 Avril 2004 : nous sommes à la recherche des requins baleines. Ari atoll est un site connu aux Maldives pour ses rencontres avec le plus gros poisson du monde. Il faut, néanmoins, avoir la chance de le rencontrer dans des zones chargées en plancton. Le vent est, d’ailleurs, un facteur déterminant sur la richesse des eaux. Aux Maldives, les vents dominants soufflent de l’Est vers l’Ouest de Novembre à Mars. L’eau est donc riche en plancton sur la côte Ouest des atolls. De mars à Juin, le vent commence son inversion pour s’établir d’Ouest en Est pendant toute la mousson. Etant en plein dans la bascule, la recherche des requins baleines en devient encore plus hasardeuse. Nous nous retrouvons donc tous sur le pont du bateau à scruter une éventuelle tâche noire en mouvement et proche de la surface. Remontés jusqu’au nord de l’atoll, nous rencontrons plus d’une centaines de raies mantas en train de se nourrir en surface. Le spectacle est unique : nous nageons avec elles pendant plus d’une heure. Ces majestueuses danseuses tournent et virevoltent comme ivres de leurs repas. 2 heures plus tard, un cri du poste de pilotage me sort de ma sieste. Sans avoir le temps de réfléchir, je sors de ma cabine, mets mon masque et mes palmes, prends mon appareil et saute à l’arrière du bateau. On m’indique une direction vers laquelle je palme de toutes mes forces. Je ne sais pas ce qui m’arrive, le réveil est brutal ! J’ouvre un peu plus mes yeux encore embrumés. J’aperçois alors une énorme caudale battant très lentement la mesure comme un chef d’orchestre filmé au ralenti. Derrière elle, un tout petit plongeur nage en accéléré ! Le voilà, le plus gros poisson du monde. Ce majestueux roi des mers nous autorise un crawl effréné à ses côtés pendant 30 minutes. Epuisant ! Il y a fort heureusement des moments où le temps se fige. Comme si notre présence l’indifférait totalement, le requin s’immobilise devant les quelques petites bestioles palmées que nous sommes. Il relève la tête vers la surface, ouvre son énorme bouche caverneuse et prend des milliers de litres d’eau qu’il filtre pour capturer sa nourriture dans l’arrière bouche. Grandiose !

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Vendredi 30 Avril : après 3 plongées sur Malé Sud, le périple est maintenant terminé.

De retour à l’aéroport, je me revois il y a quinze jours à mon arrivée. Je vivais sans histoires de rencontres exceptionnelles. Aujourd’hui, je repars avec le soleil et avec cette histoire au plus profond de mes rêves devenus, maintenant, réalité.

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Interview de Fabrice Poiraud Lambert, fondateur et directeur du CIRCoP

LS : Fabrice, pourrais-tu présenter aux lecteurs de Subaqua le CIRCoP ?

FPL : Le CIRCoP est un acronyme de : « Conférence Internationale Sur les Récifs Coralliens, Paris ». Les objectifs du CIRCoP consistent à révéler la beauté, la richesse et la valeur de ces écosystèmes, augmenter la prise de conscience du grand public européen sur l’état des récifs coralliens, permettre aux scientifiques d’expliquer ce qui peut être fait pour aider les récifs. Mais c’est aussi l’occasion de permettre à diverses communautés de se rencontrer et d’échanger.

LS : Comment est venue l’idée du CIRCoP ?

FPL : Je suis parti du constat que 3 communautés s’intéressaient fortement aux récifs coralliens : les aquariophiles, les plongeurs et les scientifiques. Le CIRCoP est né avant tout, d’un désir de faire se rencontrer ces 3 communautés et, à l’aide de la vulgarisation, de permettre un échange de compétences et de connaissances.

LS : Après le succès du CIRCop 2003, que nous réserve la prochaine édition de 2005 ?

FPL : Tout d’abord, nous avons réservé tout le centre des congrès de la Cité des Sciences de La Villette : soit 2 amphi-théatres totalisant 1300 places, 8 salles de sessions, 2000 m2 d’exposition accueillant des fabricants de matériel de plongée, des tours opérateurs et des artistes. Il y aura 16 conférences plénières dirigées par des scientifiques internationaux et 16 documentaires en projection. Par ailleurs, nous prévoyons 3 cycles parallèles supplémentaires de conférences (aquariophilie amateurs, aquariophilie professionnelle, plongée). Nous attendons 4000 visiteurs sur 2 jours.

LS : La FFESSM reconduit-elle son partenariat pour cette session 2005 ?

FPL : La demande de subvention est en cours de traitement.

LS : Le CIRCoP est une démarche isolée ou s’inscrit-elle dans une action plus large concernant la protection des récifs coralliens ?

FPL : Le CIRCop est une manifestation s’inscrivant dans l’activité de Reefkeepers.net, association à but non lucratif que j’ai créée il y a quelques années. Elle est animée par des bénévoles passionnés dont les objectifs sont liés à la protection des récifs coralliens et à leur exploitation durable, et conseillée par des scientifiques et des organisations internationales (Reef Check*, Marine Aquarium Council**, etc…). La démarche de Reefkeepers.net est née d’un constat : aujourd’hui, 27% des récifs coralliens ont déjà disparu ou sont considérés comme perdus et 40% disparaîtront dans 20 ans si rien n’est fait. ReefKeepers.net fédère des projets qui touchent de nombreuses facettes du sujet : le CIRCoP mais aussi la réalisation de documentaires afin de convaincre par l’image, la restauration de massifs coralliens, le ré-ensemencement en poissons de certains récifs coralliens, l’aide à la certification de la chaîne de distribution aquariophile et la formation.

LS : Quels sont les deux projets les plus importants de Reefkeepers.net ?

FPL : Sans aucun doute le repeuplement des récifs coralliens et la restauration corallienne.

LS : Pourrais-tu expliquer aux lecteurs de Subaqua en quoi cela consiste ?

FPL : Il se développe actuellement des techniques de capture et d’élevage de post-larves de poissons de récifs, qui, élevées 3 mois en captivité, peuvent ensuite être relâchées sur les récifs pour les repeupler.

LS : Qu’est ce qu’une post larve ?

FPL : A leur naissance suite à une ponte à l’intérieur du lagon, les larves subissent une dispersion planctonique et partent au large avec les courants. Quelques jours après, ces larves reviennent sur les récifs. C’est à ce moment là qu’elles deviennent « post-larves ».

LS : Comment passe-t-on de la post-larve au repeuplement des récifs coralliens ?

FPL : En prélevant une partie infime de ces post larves (elles reviennent en général au niveau du récif par millions) pour les élever en captivité pendant 1 à 3 mois, la taille critique des juvéniles est alors atteinte sans risques dus aux prédateurs présents en milieu naturel. Ayant un impact quasi nul sur le récif, et réduisant la pression sur l’écosystème, ces techniques, simples et peu coûteuses à mettre en œuvre, permettent de fournir des ressources aux populations locales.

Les vertus économiques de ce projet sont multiples. Tout d’abord, en formant certains membres de la population locale à ce type d’élevage, nous créons des emplois et des ressources. Des pêcheurs peuvent alors arrêter de prélever dans le milieu naturel pour se consacrer à l’élevage (réduction de la pression sur l’écosystème). Ensuite, le fait de relâcher régulièrement dans la nature des juvéniles de poissons à potentiel alimentaire permet de maintenir un stock constant, voire de l’augmenter, ce qui permet aux pêcheurs locaux de mieux vivre de leur pêche, tout en garantissant une exploitation durable. Enfin, les juvéniles à potentiel commercial sur le marché aquariophile peuvent permettre aux éleveurs de larves de rentabiliser leur activité, ce qui implique une réduction supplémentaire de la pression sur l’écosystème. On peut envisager qu’une partie de ces poissons juvéniles soient relâchés dans la nature afin de reconstituer le stock, dans l’intérêt du récif et pour maintenir la capacité de production en larves.

LS : N’y a-t-il pas d’impact sur l’environnement lorsqu’on capture des post-larves ?
FPL : Ce dernier est très faible : 90% des post-larves capturées sont dévorées avant d’arriver au récif. Les systèmes de prélèvement actuels permettent de prélever 1000 post-larves par nuit sur un récif donné, lorsque 2 millions de post-larves arrivent sur le récif dans le même temps. En prélever quelques-unes (0.05%) n’a donc pas d’impact.

LS : Il n’y a donc aucun risque écologique face à ce type de pratiques ?

FPL : Afin de ne pas créer ou propager des maladies, les scientifiques s’accordent pour dire qu’il faut capturer les larves au moment où elles retournent vers le récif. Il est alors certain qu’elles y ont leur place, et on peut envisager de les élever pour les relâcher sur CE récif. Ceci implique que chaque île possède sa ferme d’élevage, afin de tenir compte des écosystèmes spécifiques et ne pas risquer de les perturber par des exports intempestifs d’animaux.

LS : Existe t-il déjà des opérations de ré-ensemencement ?
Pour l’instant encore au stade expérimental, des opérations scientifiques sont en cours, en France et ailleurs (CNRS au premier semestre 2004 en Polynésie, Reef Check au 2ème Semestre 2004, etc…).

LS : Bénéficiez-vous de support scientifiques pour ce genre d’opérations ?

FPL : Avec l’aide de Reef Check*, et du Marine Aquarium Council **, Reefkeepers.net souhaite reconstruire les stocks de poissons d’ornement et de bouche jusqu’à leur niveau normal, dans des zones marines protégées certifiées MAC aux Philippines et en Indonésie. Ce projet permettrait de créer des pêcheries auto-suffisantes et durables.

LS : Qu’en est-il du deuxième projet de Reefkeepers.net concernant la restauration des récifs coralliens ?

FPL : Les techniques de propagation du corail sont simples et peu coûteuses. Utilisées en aquarium, elles sont utilisables de la même manière en milieu naturel, et peuvent permettre la restauration de récifs brisés par une catastrophe naturelle ou par l’homme (pêche à la dynamite par exemple). En tirant parti de la vitesse de croissance de certains coraux constructeurs de récifs, de l’expérience de spécialistes en bouturage, et de celle de scientifiques ayant déjà tenté l’expérience en milieu naturel avec l’aide des populations locales, il est possible d’obtenir des résultats intéressants pour l’écologie.

LS : Quel souvenir garderas-tu de l’état des coraux aux Maldives suite à cette croisière de quinze jours à bord du « Soleil » ?

FPL : J’avais entendu dire que le Sud était pire que le Nord concernant l’état du récif. Cette croisière m’a permis de constater que c’est complètement faux. Tous les platiers observés au niveau d’Addu Atoll étaient magnifiques et en très bonne santé. Au Nord, j’ai constaté une reprise de croissance dans la zone touristique. Depuis 1999 après le passage d’El Nino, j’ai eu l’impression d’un redémarrage de la croissance corallienne en 2001. Aujourd’hui, les résultats sont assez spectaculaires.

La prochaine édition du CIRCop aura lieu le 12 et 13 Avril 2005 à la Villette. Pour tout renseignement : www.reefkeepers.net

* Reef Check : plus importante organisation mondiale entièrement centrée sur la protection des récifs coralliens, basée dans l’Institute of the Environment, University de Californie, Los Angeles).

**Marine Aquarium Council (MAC) : organisation mondiale mettant en place une système de certification du marché aquariophile global.


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